Actualité

Bonjour

Je suis Samuel Zarka, sociologue, post-doctorant au Centre d’études de l’emploi et du travail (CNAM-CEET) et membre associé du Centre Maurice Halbwachs (CNRS, ENS, EHESS).

Mes travaux portent sur les recompositions des mondes productifs dans le temps long, au prisme des acteurs et des institutions.

Ce site en présente l’essentiel.


Studio de Bry-sur-Marne, 2015

 

Publication – La production cinématographique en négociation : la convention collective de branche comme cadre d’une logique de projets

Présentation

La production cinématographique en France se caractérise par une logique de projets profondément hétérogènes en matière de moyens et de budget. À cet égard, il est remarquable que la branche se soit constituée en espace majeur de négociation des normes applicables, notamment en ce qui concerne les salaires des équipes techniques, c’est-à-dire des réalisateurs, opérateurs, décorateurs, etc. Alors même que l’orientation générale des réformes du code du travail, depuis les années 1980, a tendu à favoriser la négociation au niveau de l’entreprise afin d’accompagner les variations productives, ce niveau de négociation est déserté par le cinéma. Visant à élucider ce paradoxe, l’hypothèse de cet article tient précisément dans l’idée que le renouvellement indéfini de projets variés requiert d’établir des repères d’action généraux, dont la branche fournit le cadre. Dès lors, penser la négociation collective permettrait moins de penser l’« entreprise » comme une entité stabilisée qu’une activité productive éminemment fluide, où le droit négocié jour un rôle structurant.

Citation

Zarka, Samuel. « La production cinématographique en négociation : la convention collective de branche comme cadre d’une logique de projets », Négociations, vol. 35, no. 1, 2021, pp. 71-87.

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Publication – L’affirmation fragile d’un groupe professionnel de la postproduction en cinéma et audiovisuel : entre invisibilité de fait et désir de faire équipe

Présentation

La production d’un film pour le cinéma ou l’audiovisuel distingue l’étape de tournage de celle de la postproduction. Celle-ci, qui regroupe les opérations de montage, montage son et paroles, bruitage et mixage, est souvent associée à une dimension créative privilégiée, donnant lieu à la mise en forme expressive du matériau filmique constitué au cours du tournage. Cependant, l’isolement inhérent à ces opérations a favorisé ces dernières années la mise en œuvre de pratiques gestionnaires, peu visibles aux regards, auxquelles a répondu, entre 2018 et 2019, la mobilisation collective d’un groupe professionnel, revendiquant l’intégrité d’une équipe de postproduction. Cet article entend restituer les modalités d’émergence de ce groupe. La perspective adoptée est sociohistorique et circule entre les conditions d’activité et les cadres organisationnels, juridiques, économiques et symboliques à travers lesquels le travail est socialement évalué. Le cas des monteurs nous sert de fil rouge.

Citation

Samuel Zarka, « L’affirmation fragile d’un groupe professionnel de la postproduction en cinéma et audiovisuel. », Questions de communication [En ligne], 39 | 2021, mis en ligne le 10 décembre 2021, consulté le 20 décembre 2021.

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