Les laboratoires de biologie médicale : première ligne ou zone grise de la politique sanitaire ?

Projet de recherche au Centre d’études de l’emploi et du travail (post-doctorat 2021-2022)

Ce projet part de la situation paradoxale dans laquelle le personnel salarié de ces laboratoires a été placé durant la crise sanitaire. Faisant partie des métiers de « première ligne », c’est-à-dire en contact direct avec des malades et la maladie, ces salariés ont pourtant été tenus hors champ des mesures de revalorisation du Ségur de la santé. Les laboratoires font ainsi figure de zone grise de la politique sanitaire, alors même qu’ils sont traversés par plusieurs dynamiques, dans lesquelles la crise s’est imbriquée : concentration, rationalisation des procédés, centrage de l’énonciation de la norme juridique au niveau de l’entreprise, mais aussi revendication relative aux salaires et diplômes des techniciennes d’analyse, fonction à prédominance féminine centrale au sein des laboratoires. Au regard ces différentes dynamiques, son projet de recherche sur un an vise à observer les effets structurels de la crise sanitaire sur le travail et l’emploi, mais aussi l’attitude des acteurs sociaux face à ces effets. À cette fin, il associe un regard statistique sur les conditions d’emploi et de travail, à une analyse de l’action des directions et des collectifs de travail, pour réguler les effets de la crise.

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